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L’Ensemble 1904, de retour à la Mairie du 3ème arrondissement, nous invite au voyage à travers Idyll, un programme qui rassemble autour de ce thème trois œuvres, trois pays et trois compositeurs différents. 

Photo: Leonor Matet

IDYLL.

Ralph Vaughan-Williams (1872-1958)

Quintette avec piano en ut mineur 

 

Guillaume Lekeu (1870-1894), arr. David Jackson

Trois mélodies

 

Richard Wagner (1813-1883), arr. Alfred Pringsheim (1850-1941)

Siegfried Idyll

Angélique Charlopain Violon

Hugo Boulanger Violon

Clémence Gouet Alto

Sophie Chauvenet Violoncelle

Jérémie Decottignies Contrebasse

David Jackson  Piano

Jazmin Black-Grollemund Soprano

 

 

Entrée libre

Un monde sans héros, un monde sans guerre. Bucolique, intime, l’idylle a pour origine les œuvres du poète grec Théocrite.

Vaughan Williams a passé sa vie à chercher à préserver le patrimoine folklorique britannique, et son Quintette avec piano est traversé par des airs simples, du plain-chant, des carillons – autant de références à la musique populaire de son pays. Composée à l’aube de sa carrière, juste avant ses études avec Ravel, l’œuvre reste un tour de force très germanique, marquée par des harmonies brahmsiennes, tout en utilisant la même instrumentation que le Quintette La Truite de Schubert.

Toute idylle restant discrète, Vaughan Williams a interdit la publication de cette œuvre de son vivant. Cet embargo ne fut levé qu’à la fin du 20è siècle, des décennies après sa mort. Un parallèle frappant est à faire avec Siegfried Idyll de Wagner, œuvre iconique adressée comme présent à sa femme Cosima, à l’occasion de la naissance de leur fils. Si, initialement, cette musique devait rester privée, ce sont les difficultés financières qui poussèrent Wagner à publier la partition en 1878. De fait, l’œuvre a connu bien des transformations depuis sa première interprétation à 13 musiciens jusqu’aux versions pour grand orchestre : elle est ici jouée par l’Ensemble 1904 dans le rare arrangement pour sextuor d’un ami intime de Wagner, Alfred Pringsheim.

Le Belge Guillaume Lekeu mourut tragiquement d’une fièvre typhoïde en 1894, à l’âge de 24 ans. Ses Trois Mélodies, dont le texte est du compositeur lui-même, font partie de ses dernières compositions. Créées en mars 1893, elles précédèrent de peu la mort du compositeur, qui s’éteignit dix mois plus tard. À l’origine pour piano et voix, le Nocturne fut arrangé par Lekeu pour Quatuor avec piano, bien avant les mêmes tentatives de Fauré ou Chausson. Il est probable que la mort précoce du compositeur l’ait empêché de compléter l’arrangement du cycle entier. L’Ensemble 1904 propose pour la première fois d’entendre les Trois Mélodies dans une même orchestration, créée par David Jackson.

Trois compositeurs, trois pays : l’idylle est universelle, et demeure inaccessible. Cependant, la musique nous aide à nous rapprocher de ce bonheur insaisissable. Comme l’écrivait Vaughan Williams: « la musique permet d’accéder à des réalités supérieures par la logique de sons ordonnés. »

David Jackson 


 

                  

 

Mairie du 3° /  19h30
2 Rue Eugène Spuller / 75003 / Paris 

Metro Temple / Republique

 

10/04/2017